Mouvement contre la loi LRU à Lille3

Informations liées à la mobilisation contre la loi dite LRU (Liberté et Responsabilité des Universités) dans les facs de Lille

11 décembre 2007

Les médias vous mentent

Cher(e)s ami(e)s,

Depuis le début du mouvement étudiant contre la loi sur l’autonomie des
universités, et le blocage d’une quarantaine d’universités au plus fort du
mouvement fin Novembre, les médias vous mentent et encore plus aujourd’hui.

Mensonges par omission : chaque jour, des assemblées, générales, des
manifestations, des réunions, des conférences ont lieu. Pas un mot dans les
médias. Dans de nombreuses facs des enseignants et personnels sont soit en
grève, soit dans les assemblées générales, rédigent des motions, pas un mot dans
les médias dont la ligne officielle est : le corps enseignant est pour la
réforme (ceci n’est que la position de la conférence des présidents
d’université, dès le début acquise à la nouvelle loi, et d’une partie des
enseignants). Dans ma fac, plus de 80% des étudiants se sont prononcés à
plusieurs reprises pour l’abrogation de la loi, même s’ils n’adhèrent pas aux
méthodes du mouvement notamment le blocage. Pas un mot non plus dans les médias
locaux.
le 10 Décembre les AG de lille-3, Lille 1 et de nombreuses autres en france ont
reconduit les blocages pour une semaine.

Concernant la répression, réelle, les images télés (lorsqu'il y en  laissent
entendre que lesbagarres de fin de manifs sont liées aux traditionnels «
débordements ». Or,avant même que des incidents se produisent (cela s’est passé
en tous les cas de cette façon plusieurs fois à Lille), les Crs utilisent le
matraquage, le gazage,la charge comme moyen « normal » de dispersion, dès
l'arrivée de la fin du cortège. Ceci peut également être suivi d’arrestations
ciblées (et de lourdescondamnations). A Nantes, un lycéen de 17 ans a perdu un
œil, suite à une décharge de flash ball.

Mensonges par déformation : les rares nouvelles qui sont données ne le sont que
pour faire était d’un « essoufflement », d’une « reprise », etc. Or, si le
mouvement, objectivement, peine à s’élargir depuis le début, il ne se résigne
pas non plus à mourir, loin de là (mais rappelez-vous, c’était le même
traitement pour les transports le mois dernier). Dans certaines villes comme
Amiens, où les cours avaient repris, de nouveaux votes ont re-bloqué, avant que
les autorités ne ferment les facs. Et il y a de nombreux cas identiques.
De même les interviews, radio-trottoirs etc. donnent systématiquement la parole
aux « non-bloqueurs » comme aux « usagers-otages » dans d’autres contextes, et
relaient les points de vue des ralliés à la ministre comme le syndicat dit «
majoritaire » étudiant, l’Unef.

Pour enrayer la désinformation médiatique, merci de faire suivre ce message au
maximum de gens autour de vous.


PS. Pour des infos sur la loi et l'évolution de l'enseignement supérieur voulue
par le pouvoir, on peut consulter entre autres : www.sauvonsluniversite.com

Posté par minilux à 15:36 - La mobilisation nationale - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

09 décembre 2007

Le comité de mobilisation de Montpellier 3

mouvement.montpellier@gmail.com

http://lru-montp3.blogspot.com

Posté par minilux à 20:35 - La mobilisation nationale - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

28 novembre 2007

Appel des enseignants de Lille1

Une réforme de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche est nécessaire,
mais ce n’est pas la loi Pécresse (LRU)

Dans la présentation dominante qui est faite des opposants à la loi LRU, la caricature confine au mensonge. Ainsi, dans le mouvement étudiant contre cette loi, il y aurait d'un côté le gouvernement et la CPU (Conférence des Présidents d'Université), gens raisonnables qui représenteraient la communauté universitaire, fervents défenseurs de « la » réforme, et de l'autre des étudiants minoritaires, mal informés, irresponsables et éventuellement violents, tenants du statu quo.

Nous, chercheurs, enseignants-chercheurs, enseignants, ingénieurs, et personnel administratif et  technique (BIATOSS) de la Région Nord-Pas-de-Calais, estimons que cette présentation est fallacieuse, et a servi de prétexte à des recours à la force que nous condamnons.

De nombreuses voix d'enseignants-chercheurs éminents et de nombreux conseils d’université (33/85) se sont élevés contre la loi LRU, dans un discours bien différent de celui de la CPU.

Il est trompeur

Ø       de ne présenter qu’une seule voie de réforme possible du système d’enseignement et de recherche, alors que les Ėtats Généraux de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur (EGRES) de 2004 avaient débouché sur «un ensemble de propositions de réforme que les scientifiques espèrent voir pris en compte dès que possible». Les organisations syndicales sont également porteuses, depuis bien longtemps, de projets que cette loi et les gouvernements successifs s’obstinent à ignorer.

Ø       d'annoncer qu'un milliard d'euros est mis dans cette réforme, ce qui est absolument faux.

Aucune des dispositions de la loi LRU, votée à la sauvette en août 2007 après un simulacre de concertation, ne répond aux véritables problèmes de l’enseignement supérieur et de la recherche.

Ėtudiants, enseignants-chercheurs, enseignants, chercheurs et l'ensemble des personnels travaillant dans l'enseignement supérieur et la recherche, nous avons tous intérêt au meilleur fonctionnement possible du service public d'enseignement supérieur et de recherche.

Nous invitons tous les chercheurs, enseignants-chercheurs, enseignants, ingénieurs, et personnel administratif et technique (BIATOSS) travaillant dans l’enseignement supérieur et la recherche du Nord-Pas-de-Calais à venir débattre des propositions ci-dessous et à les enrichir. Nous avons le devoir de faire entendre une autre voix au gouvernement et de montrer aux étudiants que leurs inquiétudes sont aussi les nôtres.

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE des PERSONNELS
DE LA R
Ė
GION NORD-PAS-de-CALAIS
Mercredi 28 novembre de 12h à 14h

Amphi Gosselet  batiment SN1 à Lille1,
Cité Scientifique


NOS PROPOSITIONS

Les signataires de cet appel veulent de véritables réformes et demandent :

Ø       Une véritable autonomie scientifique et pédagogique des acteurs de la recherche et de l’enseignement par rapport au politique, qui leur est niée. L’autonomie ne peut se résumer à accorder un pouvoir excessif aux présidents d'université, notamment dans les processus de recrutement de personnel. Rappelons que l'évaluation et le recrutement par des pairs compétents sont la norme internationale, et permettent d'éviter l'arbitraire et le clientélisme. Cette loi ne renforce pas non plus les modalités du fonctionnement démocratique des établissements d’enseignement supérieur. Bien au contraire, elle contribue à le détruire.

Ø       L'octroi aux universités d'un financement public par étudiant équivalent à celui des classes préparatoires, des BTS et des grandes écoles. Cet investissement est la condition d’un enseignement supérieur de haut niveau, permettant de redonner aux universités la place qu'elles doivent occuper, et est nécessaire pour renouer avec l'ambition de démocratisation scolaire.

Ø       Une répartition complètement modifiée des affectations de moyens prévues dans le budget 2008 pour l'enseignement supérieur et la recherche. Il faut diminuer les crédits affectés à l'ANR et au Crédit Impôt Recherche et augmenter ceux versés aux laboratoires par le biais des établissements (universités et organismes de recherche). Ils en ont cruellement besoin.

Ø       Un engagement financier important de l'État pour les universités et les organismes de recherche – au lieu du désengagement en cours –, condition indispensable pour que le financement privé ne conduise pas à un contrôle, même partiel, des activités d'enseignement supérieur et de recherche.

Ø       Un plan pluriannuel de création d'emplois afin de diminuer le service d’enseignement et renforcer l'encadrement pédagogique, notamment en premier cycle. Un tel plan est indispensable pour

Ø       laisser la possibilité aux enseignants-chercheurs d'accomplir leur mission de recherche dans des conditions correctes

Ø       interrompre la précarisation toujours croissante des personnels travaillant dans ces services publics (chercheurs, enseignants-chercheurs, enseignants, ingénieurs, techniciens, et personnels administratifs) et rendre leurs métiers attractifs.

Ø       La reconnaissance du doctorat dans les conventions collectives et la fonction publique, et l’instauration d’un statut d’emploi pour les doctorants.

Ø       Un renforcement du partenariat entre universités et organismes de recherche, clé de voûte du système national de recherche, alors que celui-ci se délite. L'affaiblissement du CNRS, conduisant à son démantèlement programmé, doit notamment être immédiatement arrêté.

Ø       L’ouverture d’une vaste concertation sur les formations supérieures pour un cadrage national des diplômes, alors que cette loi accentue la régionalisation des formations, tout en organisant une concurrence locale entre les filières, professionnelles par exemple, et une concurrence nationale entre les universités. Et cela sans définitions ni objectifs préalables pour le « catalogue des missions » de l’Université  de l’article 1.    

Signataires : Sauvons La Recherche (SLR), SnesUp-FSU, SNCS-FSU, SNASUB-FSU, CGT-SUP-USTL, Sud Recherche EPST, SGEN, SNPTES-UNSA et non syndiqués

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27 novembre 2007

Démenti sur le départ de l'UNEF-majo de la coordination nationale

Nous tenons à démentir le communiqué de presse du Bureau National de l’UNEF traitant de cette coordination :

* Ce ne sont pas 50 mandatés sur 150 qui ont quitté la salle mais 20 sur 200  ! Ces personnes ont trahi les mandats que leur avaient confié leurs AGs. Ils ont fait prévaloir la position de leur syndicat sur celle des gens qui les avaient nommés.

* Les délégations exclues étaient fausses ou litigieuses, faits confirmés par les Assemblées Générales, les organisations politiques et les organisations syndicales présentes sur ces lieux.

* Le départ des membres de l’UNEF majoritaire était prémédité. Leur communiqué de presse est paru seulement 5 minutes après les faits. Leurs leaders recevaient en permanence des directives du Bureau National par SMS. Un intervenant au courant de leurs intentions en a informé la coordination avant leur départ.

Communiqué rédigé par les mandatés de Lille 1 au cours de la coordination nationale de ce week end.


Le modérateur du blog se permet de rajouter que les membres de l'UNEF-majo dûment mandatés par les assemblées générales ont bien évidemment poursuivi les débats au sein de la coordination nationale tout à fait normalement. Ainsi,  contrairement à ce que  voudrait faire croire Bruno Julliard en tête, relayé par la plupart des articles de presse depuis ce week end, l'UNEF n'est pas victime d'une attaque gratuite bête et méchante, mais la coordination nationale demande simplement des comptes sur ses agissements au sein du mouvement et sa stratégie d'entrisme au sein de la coord, tout comme sa position plus qu'ambigue de négociateur illégitime et auto-désigné avec le ministère.

Posté par minilux à 01:32 - La mobilisation nationale - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Appel à une assemblée générale du mouvement

Proposition faite à la coordination nationale étudiante de Lille. La majorité n'a pas pris part au vote, cette question est donc à faire redescendre et rediscuter dans chaque AG

Depuis bientôt cinq semaines, partout en France, des grévistes s’organisent. Ils s’organisent sur les piquets, dans les occupations, dans les comités de grève, dans les AG, dans la rue. Ils s’organisent dans ou en dehors des organisations existantes. Ils s’organisent pour une chose : faire vivre le mouvement. Ces grévistes ont commencé à se rencontrer. Ils se rencontrent pour mettre en commun leurs histoires, leurs pratiques, leurs idées, leurs sensations. Ils se sont par exemple rencontrés aux coordinations nationales, dedans quand ils étaient mandatés, dehors quand ils ne l’étaient pas.

Qu’est-ce qu’une coordination nationale ? Il s’agit, pour chaque assemblée générale locale, de mandater des gens pour porter sa voix. La coordination entend ainsi assurer la représentation du mouvement. Beaucoup de gens ne peuvent pas y participer, les observateurs qui sont restés dehors à Tours et à Lille ; et beaucoup de choses ne peuvent s’y dire tellement il y a déjà à faire en deux jours.

Pourtant, ça bouillonne autours de l’amphi de la coordination : des gens se rencontrent, des expériences se partagent, au delà de la division entre mandatés et observateurs. Nous, mandatés et observateurs de différentes villes, proposons, qu’en même temps que chaque coordination nationale, se tienne une Assemblée du mouvement, non décisionnelle, un rendez-vous ouvert à tout ceux qui luttent, où des gens désireux de rencontrer les grévistes d’autres villes puissent le faire pour réfléchir ensemble et faire passer à la coordination – si elle le souhaite – des propositions.

Cette Assemblée du mouvement n’a de sens que si elle est ouverte, que si elle n’entend pas représenter quoi que ce soit, que si elle est pensée en lien avec la coordination et non pas à côté d’elle. C’est-à-dire si des idées, des propositions, et des personnes, circulent effectivement entre l’Assemblée du mouvement et la coordination.
À toutes les personnes souhaitant donner corps à cette, nous les invitons à se joindre à un nous grandissant lors des prochaines coordinations nationales.

Posté par minilux à 01:22 - La mobilisation nationale - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Appel de la coordination nationale de Lille (25/11)

Nous, étudiants de 67 universités, réunis en Coordination nationale les 24-25 novembre 2007 à Lille, adoptons l’appel suivant:

Plus de la moitié des universités sont en blocage total ou partiel et plus de 60 universités sont touchées par la mobilisation.

 

Nous rejetons la LRU parce qu’elle signifie la privatisation de l’enseignement supérieur. L’introduction de financements privés va renforcer les inégalités entre universités et filières et va permettre une mainmise du patronat sur le contenu des formations. L’université n’est pas responsable du chômage, et adapter l’université aux exigences du "monde du travail" ne rapprochera pas les étudiant-e-s de l’emploi : la professionnalisation est au contraire le plus court chemin vers la déqualification et vers la précarité. La LRU implique aussi la précarisation des statuts des enseignants et personnels, et la transformation des présidents d’université en véritables managers.

 

Nous refusons la logique d’autonomie financière, qui implique le désengagement financier de l’Etat, et donc l’augmentation à terme des frais d’inscription. Nous refusons également l’instauration d’une pré-sélection à l’entrée de l’université, qui remet en cause l’accès de tous à l’université.

 

La ministre Pécresse a récemment annoncé le déblocage de moyens pour les étudiants en 1er cycle (réorientation, tutorat), ainsi que la suppression des cautions pour le logement... en échange d’un « retour au calme » sur les campus. Cela prouve que le gouvernement voit bien qu’il y a un problème dans les universités, et qu’il a peur du mouvement étudiant. Mais ces annonces ne répondent pas au problème central : la LRU, et les dangers qu’elle nous promet. C’est pourquoi nous demandons au bureau national de l’Unef de prendre clairement position pour l’abrogation de la loi Pécresse, et de cesser toute négociation jusqu’au retrait de cette loi.

 

La LRU n’est ni amendable, ni négociable, que ce soit sur un plan local ou national. Depuis le début de la lutte, c’est la position de toutes les assemblées générales et de la coordination nationale, seules instances représentatives des étudiant-e-s mobilisé-e-s.

 

Si nous nous battons pour l’abrogation de la LRU, c’est parce que nous nous battons pour le droit à l’éducation pour tous, et contre la destruction du service public. Etudiants et lycéens, avec la LRU et les 11 500 suppressions de postes dans l’education, c’est notre avenir qui est menacé. Exiger l’abrogation implique donc de lutter pour une augmentation massive du budget de l’enseignement supérieur, pour la création des milliers de postes dont il y a besoin, pour de vrais diplômes nationaux reconnus dans les conventions collectives, pour l’égalité entre Français-e-s et Etranger-e-s dans l’accès aux études. Cela implique aussi de lutter pour une augmentation massive des aides sociales, et d’être solidaires des salarié-e-s qui luttent en ce moment pour une amélioration de leur pouvoir d’achat.

 

Il est possible de gagner, de faire reculer le gouvernement sur nos revendications. SNCF et RATP, Air France, EDF-GDF, avocats, salariés de la fonction publique... Sarkozy a beau dire qu’il ne reculera pas face à nous, lui et son gouvernement ont été affaiblis par les grèves. La réussite de la journée de grève du 20 novembre a montré qu’il existait une volonté de lutte dans de larges secteurs de la jeunesse et du monde du travail. Les cheminots en particulier ont montré que lutter contre Sarkozy et sa politique était possible.

 

En effet, la LRU n’est pas une loi isolée mais fait partie d’un contexte de casse généralisée du service public dû à une libéralisation grandissante de la société et de l’économie française, ce que nous condamnons.

 

Pour cela, la coordination nationale appelle les étudiant-e-s à approfondir et amplifier la mobilisation dans les campus, à renforcer les liens entre personnels, enseignants et étudiants. Les lycéens doivent se mobiliser encore plus massivement. Et lycéens et étudiants doivent chercher la convergence avec les travailleurs, en premier lieu ceux de l’Education Nationale, notamment dans les universités et dans les lycées.

 

La plupart des présidents d’université étant en faveur de la LRU, ils n’hésitent pas à recourir à la répression pour briser la mobilisation. Les fermetures administratives, les interventions policières... ne répondent pas à de prétendus « problèmes de sécurité » : elles visent à nous empêcher de nous mobiliser, c’est-à-dire nous priver de notre droit de nous révolter. Nous condamnons toutes les interventions policières et les arrestations. Nous exigeons l’amnistie de tous les inculpés des mouvements sociaux, y compris ceux du mouvement cheminot. Nous exigeons la réouverture de toutes les universités fermées administrativement, et le retrait de toutes les forces de police qui occupent actuellement des universités.

 

Nous réclamons la démission des présidents d’universités ayant fait appel à la répression et collaboré à l’expulsion de sans-papiers.

 

Suspendre les cours est le seul moyen efficace pour que tous les étudiant-e-s, notamment les boursiers, puissent se réunir et décider ensemble de se mobiliser. Sans blocages votés dans des Assemblées Générales massives, les étudiants ne disposent pas réellement de droit de grève. Sans occupation des locaux, ils ne disposent pas véritablement du droit de se réunir. Face aux tentatives de faire reprendre les cours par l’intermédiaire des référendums, nous réaffirmons la seule légitimité des Assemblées Générales pour décider des suites du mouvement : c’est dans les AG que les informations, les différents points de vue peuvent être échangés et que les étudiant-e-s peuvent voter en connaissance de cause. C’est aux grévistes d’organiser eux-mêmes la prise de décision et non aux présidences d’université, qui pour la plupart soutiennent la réforme.

 

Nous appelons donc au boycott des votes organisés par les administrations universitaires.

 

Nous exigeons la réouverture de toutes les universités fermées administrativement, et le retrait de toutes les forces répressives (polices, vigiles privés...) qui occupent actuellement les universités.

 

Leur projet est de détruire l’ensemble des acquis sociaux. Face à ce projet, c’est ensemble que nous gagnerons : nous devons construire un mouvement d’ensemble des jeunes et des salariés pour riposter à l’offensive du gouvernement.

 

Nous appelons à un véritable service public dans tous les domaines : éducation, santé, transports, protection sociale ce qui implique un réengagement massif de l’Etat dans le financements de l’enseignement supérieur et la recherche, la titularisation des précaires, l’augmentation des salaires et du point d’indice dans la fonction publique....

 

Nous reprenons l’appel de la coordination de Tours à la journée de mobilisation 27 novembre.

 

Nous appelons à faire du 29 novembre une manifestation nationale étudiants/lycéens.

 

Nous appelons à une journée nationale de solidarité avec les sans-papiers le 3 décembre.

 

Nous proposons une prochaine journée de mobilisation interprofessionnelle le 4 décembre.

 

Nous rejoindrons toute initiative proposée par les salariés en grève : leur combat est aussi le nôtre.

 

Nous appelons tous les jeunes et les salariés à se saisir de ces dates pour nous rejoindre dans la grève. Nous appelons à la tenue de réunions interprofessionnelles dans toutes les villes

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26 novembre 2007

Manif nationale au Ministère de l'Enseignement Supérieur

Nous, étudiants, nous sommes mobilisés depuis un mois (ou plus) pour réclamer l’abrogation de la LRU.

 

Cette loi signifie :

- en tant qu’enseignant ou personnel de l’université, c’est la fin de notre garantie d’indépendance dans les recherches et l’enseignement, la fin de nos statuts

- en tant qu’étudiant la fin de nos diplômes nationaux, la fin de la reconnaissance de nos qualifications dans les conventions collectives et les statuts, et cela aboutit à court terme à la fin de notre droit à avoir un salaire décent.

 

Alors que la grande majorité des étudiants votent pour l’abrogation de cette loi dans les assemblées générales, cette revendication n’a toujours pas été porté clairement au Ministère. Face à cette situation, il faut une issue, il faut aller voir les responsables.

 

Organisons une manifestation nationale centralisée au Ministère de l’Enseignement supérieur le plus rapidement possible!

 

Dans l’unité, étudiants, personnels, enseignants et chercheurs, pour le retrait de la loi LRU, nous pouvons faire reculer le gouvernement

 

Signez cette pétition et faites la signer afin de faire connaître cette initiative et l’organiser concrètement.

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24 novembre 2007

Montpellier...

Ici Montpellier.
Vous allez, il parait, à Lille, acceuillir une coordination étudiante. Si vous voyez venir des gens soit-disant de l'Unef arrivés de Montpellier 2 ou 3, foutez leur des grands coups de pieds au cul ! Ici à Montpellier 3, la fac des Lettres est administrativement fermée pour cause d'"insécurité". Des autonomes de Montpellier et Avignon ont fait en sorte, au grand désespoir des citoyennistes de merde, que cette endroit ne soit plus fréquentable.


Posté par Mathilde

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23 novembre 2007

la situation dans la région

Lycées bloqués au 23/11

A Lille: Fénelon, Pasteur, Montebello, Baggio, Faidherbe.
A Boulogne : les trois lycées publics.
A Calais: lycée hqe.
A Tourcoing: lycée Gambetta.
A Avion: lycée Picasso.

Lycée marguerite de flandres de gondecourt bloqué également depuis jeudi !!

Lycées mobilisés: Queneau à Villeneuve d'Ascq. Voltaire à Wingles (62).

Facs de la région:

Lille 3 pont de bois, IUT B tourcoing, Lille 2 porte de douai, Lille 1 bloqué les jours de manifs (mardi et jeudi) + bon nombre d'enseignants grévistes.
Lille 1 accueil la coordination nationale étudiante le week end du 24/25 novembre.
IEP Lille: grève mais pas blocage.
Amiens: Pôle de Lettres et de sciences humaines et sociales depuis le 13/11, pôle droit/éco/science po depuis le 19/11, Staps et Arts (depuis le 20/11), sciences Maths et Informatique depuis le 21.11.
Arras et Valenciennes mobilisée.

Posté par minilux à 14:13 - La mobilisation nationale - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

22 novembre 2007

Le personnel de Lille1 en grève pour l'abrogation de la loi "Libertés et Responsabilités des Universités"

Ils rejoignent ainsi le mouvement des étudiants et dénoncent:

Une réforme élaborée à marche forcée et sans concertation, une loi votée en catimini le 10 août 2007, instaurant entre autres:

L'autonomie budgétaire des universités sans budget, soit la nécessité de trouver ses propres financements: financement privé, augmentation des frais d'inscription, attraction vers les secteurs dits rentables pour faire face à l'augmentation des charges financières (bâtiments, personnels contractuels,...)

La précarisation des personnels par le recours massif à des CDD/CDI à tous les postes, ce qui constitue une attaque du statut de la fonction public laïc et accessible àtous,

Un Conseil d'Administration réduit à 20-30 membres (contre 60 actuellement) dont 768 extérieurs d'où une baisse de la représentativité et moins de démocratie.

L'émiettement et la régionalisation des études universitaires autour des seules activités industrielles locales au détriment de formations générales et ouvertes au monde, permettant une évolution professionnelle tout au long de son existence.

Ces réformes ultra-libérales conduiront naturellement au désengagement de l'état et à la privatisation des universités à l'instar de ce qui s'est passé à La Poste, à France télécom ou à EDF/GDF: explosion des tarifs, dégradation des services!

De plus, ces réformes portent atteinte à une transmission du savoir et à une recherche indépendante, base d'une université égalitaire et ambitieuse.

DES PROPOSITIONS EXISTENT MAIS LE GOUVERNEMENT REFUSE DE LES PRENDRE EN COMPTE!

Depuis plusieurs années, la communauté universitaire dans son ensemble, consciete de la nécessité d'améliorer la qualité du service public d'enseignement supérieur et de recherche, a fait de nombreuses propositions: Sauvons la Recherche (SLR) et ses Etats généraux de la Recherche et de l'Enseignement Supérieur (oct 2004), Etats Généraux de l'Université (juillet 2007).

Pourquoi les vrais problèmes de l'Université ne sont-ils jamais abordés?

POURQUOI L'ETAT INVESTIT-IL DEUX FOIS MOINS POUR UN ETUDIANT A L'UNIVERSITE QUE POUR UN ETUDIANT EN CLASSE PREPARATOIRE?

Posté par minilux à 19:56 - La mobilisation nationale - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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