30 novembre 2007
CR du 26 novembre
Point info LRU
- Déclaration d'un professeur dénonçant le comportement et le communiqué des directeurs d'UFR
- Démenti sur les déclarations de l'UNEF.
- Pourquoi notre mouvement n'est pas reconnu?
°Prise de position contre Bruno Julliard et les médias qui ne diffusent pas les bonnes informations
°C'est plutôt l'AG qui ment sur la loi, par exemple sur les frais d'inscription
°Lecture d'une lettre du candidat Sarkozy aux CPU où il dit clairement qu'il faut mettre en place la concurrence des facs
°Evocation de ce qu'il se passe déjà dans d'autres pays qui ont adopté la loi LRU; on constate une hausse des prix d'inscription au Canada, en Allemagne et en Grèce. Des pays de l'UE sont d'ailleurs en grève contre cette loi!
°Les plans nationaux sont en fait d'attendre avant d'augmenter les frais d'inscription. Le désengagement de l'Etat se fera petit à petit et il arrivera de fait car il s'inscrit dans la logique de la réforme!
Les modalités du vote
- Suite à l'AG de mercredi, il est décidé d'organiser un vote à bulletin secret sous le contrôle de l'AG ce jour à 13H00
- Point sur ce à quoi sert le blocage, où en sommes nous depuis deux semaines?
- Proposition de faire un vote sur le blocage toutes les semaines pour décider de la suite du mouvment quelque soit les résultats (adopté à la majorité visuelle)
Vote sur les questions:
prop.1: 1/ Etes-vous favorable à l'abrogation de la loi LRU?
2/ Etes-vous pou la reconduite du blocage comme moyen d'action afin d'obtenir l'abrogation de la LRU jusqu'à l' AG du 3 décembre?
prop.2: 1/ Etes-vous favorable à la loi LRU?
2/ Etes-vous pour un blocage de l'université jusqu'au 3 décembre?
La première proposition sera adopté à 292 voix contre 56 pour la seconde
- Vote sur la participation des personnels de l'Université, adopté à la majorité visuelle mais vu les circonstances (les échéances courtes), l'AG prend position pour la semaine prochaine également
Point sur la coordination nationale de Lille
- La prochaine coordination se situera à Nantes
- Lecture de l'appel de Lille par un mandaté.
- L'AG déplore et condamne l'absence des autres mandatés qui doivent selon leur mandats rendre compte à l'AG
- Vu le problème du respect des mandats: proposition que les prochains mandats soient impératifs (question non soumise au vote)
Etat de la mobilisation
- Point sur la manif du jeudi 29 novembre
- C'est une manif sauvage mais pas forcément dangereuse!
- Lors de la manif sauvage de jeudi 22 novembre, les CRS n'ont pas chargés, ils ont paniqués et frappés la première ligne! demande que les lignes arrières soutiennet ceux qui sont devant dans de telles circonstances!
(je tiens à préciser que la manif s'est passé sans incident!)
Rapport à l'administration: communiqué de l'A.G de Lille 3 du 30/11 2007
Nous, Assemblée Générale des grévistes de Lille 3 en lutte, tenons à rappeler quelques fondamentaux concernant notre rapport à l'administration.
Le blocage, reconduit démocratiquement et régulièrement en AG, est un moyen de se réapproprier nos lieux d'études et de créer un rapport de force qui rende audible nos revendications politiques. Il appartient donc exclusivement aux grévistes d'avoir la maîtrise de leur mouvement. Nous tenons de ce fait à dénoncer la tentative de mise sous tutelle de la lutte via les annonces unilatérales d'échéances de vote annoncées par la présidence, nous dépossédant ainsi de notre lutte. Seule l'A.G. décide des votes et des modalités de la reconduite du blocage.
L'administration n'est pas en grève!
Dès lors, nous tenons à rappeler que par définition
elle continue à jouer son rôle : assumer le plus
rapidemment possible le retour à la « normale »
sur le campus. Par quelle hypocrisie peut-elle encore tenter de nous
persuader de sa prétendue neutralité?
Plus spécifiquement, nous tenons à pointer du doigt la politique de la présidence :
A aucun moment celle-ci ne communique sur les contenus des débats en C.A. et masque le fait que plusieurs motions contre la L.R.U. y ont été proposé et adopté (de source syndicale).
Elle n'hésite pas à jouer de sa position hiérarchique (et de l'autorité morale qui en découle), pour affirmer publiquement son opposition au mouvement en cours (osant même remettre en cause la véracité des informations discutées en A.G.). A aucun moment elle n'admet la moindre contestation dans les différentes tribunes que lui confère son autorité : sur le portail de l'université, face au caméra et divers médias que la présidence va jusqu'à convoquer. Ces derniers sont d'ailleurs particulièrement prompt à venir recueillir l'avis de la présidence.
Ainsi, si le « communiqué des directeurs d'U.F.R. » (qu'il aurait d'ailleurs mieux valu nommé « communiqué de certains directeurs d'U.F.R ») a eu droit de cité sur le site de l'université, parce qu'il exprimait une hostilité marquée envers le mouvement en cours et allant même jusqu'à soutenir la réforme, il n'en a pas été autant pour les différents démentis de professeurs qui suivirent, dénonçant cette initiative comme non-représentative du corps enseignant.
Lorsqu'elle daigne communiquer ses positions à l'assemblée en lutte, elle ne recourt qu'à des personnes qu'elle désigne elle-même comme des « interlocuteurs valables » et qui ne sont en aucun cas mandatés par l'A.G. Pour preuve les ultimatums répétés par interlocuteurs interposés afin de faire cesser les occupations de Lille 3.
De même les diverses informations des grévistes (appel aux A.G., annonces des actions et du planning culturel...) n'apparaissent nulle part. Plus grave l'abstraction faite des résultats du vote de lundi 26 novembre 2007 sur la question du principe d'abrogation de la loi L.R.U. (2363 étudiants pour, 666 contre) prouve une fois encore le filtrage politique de l'information opéré par la présidence.
Prenant note de l'ensemble des faits cités, nous proposons à l'ensemble des étudiants de relever l'imposture de la neutralité administrative et à aller chercher par eux-même et ailleurs les informations qu'ils cherchent autant sur la loi que sur la vie du mouvement. Le meilleur moyen de s'informer reste de venir en A.G. et de rencontrer les grévistes. Diverses informations sont toujours disponibles dans le hall du bâtiment B.
Rappelons pour la cause quelques
adresses :
http://lille.indymedia.org
http://antilru.canalblog.com
PROCHAINE ASSEMBLEE GENERALE DE LUTTE LUNDI 3 DECEMBRE
11h30 DANS LE HALL DU BAT B
l'Assemblée Générale de Lille 3 en lutte.
Tractations ministérielles: communiqué de l’Assemblée générale de Lille III réunie le 30/11 2007
Communiqué de l’Assemblée générale de Lille III réunie le 28 no
L’Assemblée
générale des étudiant e s de Lille 3, réunie
ce mercredi 28 novembre 2007 tient à réagir aux
tractations menées par Bruno Julliard, président de
l’UNEF avec la ministre Valérie Pécresse hier, mardi
27 novembre. Selon une dépêche AFP, Mr
Julliard, aurait estimé que Valérie Pécresse
avait fait "des avancées importantes" sur
l'accompagnement de la loi sur l'autonomie des universités et
a demandé que les assemblées générales
d'étudiants les prennent "en compte".
Nous ne
pouvons que dénoncer l’imposture tant sur la forme que sur
le fond de ces discutions et ce, à plusieurs égards :
1°
Nous réaffirmons une énième fois que les seuls
représentants aptes à s’exprimer légitimement
au nom de lutte étudiante sont les portes-paroles mandatés
par la coordination nationale étudiante. Bruno Julliard et la
section majoritaire de l’UNEF font la guerre à cet organe
démocratique d’organisation de la lutte issu des assemblées
générales, car il leur renvoi au visage leur imposture.
2° Comment un interlocuteur auto-désigné,
qui s’est à plusieurs reprises prononcé contre
l’abrogation de la loi pourrait-il allait négocier « des
aménagements » à une réforme que
l’ensemble des Assemblées générales de France
refusent dans sa globalité ? Comme, de surcroît,
tolérer que ces négociations soient présentées
comme "des réponses qui permettent une sortie de
crise" ?
3° De quel droit et par quel mépris,
des individus extérieurs à la lutte, déjà
consultés à l’été dernier sur le fond
de la réforme, se retrouvent-ils en cabinet ministériel
quatre mois plus tard en s’imposant « tête
pensante » du mouvement de contestation ? Qui sont-ils
pour lancer un appel aux assemblées générales à
prendre en compte ce que tous le monde rejette en bloc : négocier
une reculade?
Cette position hégémonique et
fantoche des bureaucraties syndicales est renforcée par
la tendance des médias à désigner des leaders
sans se soucier des réalités du mouvement en cours. Du
côté du gouvernement, désigner des interlocuteurs
valables et dociles est la meilleur des tactiques pour avoir prise
sur un mouvement qui leur échappe. Qu’on se le dise, les
assemblées générales ne se laisseront dicter
leur conduite par personne, le mouvement étudiant n’a pas de
chef.
Ce que nous condamnons fermement,
c’est le rôle de courroie de transmission joué par
les bureaucraties syndicales, lorsqu’il s’agit, à chaque
attaque gouvernementale, de faire « avaler la pilule »
aux assemblées générales en lutte. Cette
observation ne s’applique pas exclusivement au mouvement
étudiant.
Fort de notre expérience malheureuse
au terme de la lutte contre la loi sur l’égalité des
chances d’il y a deux ans, nous déclarons ne pas être
dupes, et ne pas nous contenter des miettes que l’on tente de nous
jeter. La loi LRU est une réforme structurelle, qui engage une
conception libérale de l’université de demain,
sélective et assujettie aux besoins du marché. Elle
s'inscrit de plus, à l'échelle européenne dans
le processus de marchandisation progressive des services publics
(éducation, transports, énergie...). Cela, nous ne nous
contenterons pas de l’« aménager »
comme l’a rappelé le vote du lundi 26 novembre où
2363 étudiant-e-s de Lille 3 se sont prononcé-e-s pour
l’abrogation de la LRU contre 666 voix.
Nous appelons
nos camarades membres de toutes les sections de l’UNEF et parti
prenante du mouvement depuis le début de la grève, sur
le campus de Pont de Bois et ailleurs, à réaffirmer
leur position intangible et leur désaccord avec la politique
menée par leur bureau national.
Les bureaucraties
syndicales n’ont aucune emprise sur le mouvement et les évènements
prochains le démontreront.
L'assemblée de Lille 3 en lutte.
Note d’un-e enseignant-e de lille 3 “mobilisé(e)”
Les étudiants mobilisés contre la loi ont souvent manifesté leur déception face au silence ou quasi-silence des enseignants de Lille 3 ; cette déception est compréhensible et justifiée, et j’ajoute qu’ils devraient en être aussi très étonnés : nous sommes, nous, enseignants, plus concernés qu’eux encore par cette loi. Pour beaucoup d’entre vous, étudiants, vous “passez” par l’université : nous y sommes, nous y restons, y resterons.
Nous avons choisi ce métier, celui d’enseignant-chercheur, lequel est menacé, dans son principe même, par nombre d’aspects de la loi, et j’ajouterai par son esprit même. Cela dit, si ce sont les étudiants qui, indéniablement, ont lancé le mouvement, ce dont nous les remercions et les félicitons, les enseignants ne restent pas inactifs, et ne se contentent pas de “soutenir” le mouvement étudiant : ils s’opposent aussi en leur propre nom, ce qui est encore une fois la moindre des choses.
Cette opposition ne s’est pas encore déclarée à Lille dans une véritable AG de tous les personnels (enseignant et administratif), c’est vrai, et cette grande AG, nous l’appelons de nos vœux ; mais :
— il y a eu, ici et là, quelques prises de position collectives : la lettre d’opposition aux directeurs d’UFR signée d’une douzaine de noms, la déclaration de quelques enseignants de Lettres modernes (six noms seulement, c’est vrai, mais c’est toujours ça), la motion de “Sauvons l’Université” adoptée par l’AG de Lettres modernes (enseignants et administratifs), laquelle sera lue aujourd’hui vendredi 30 novembre au C.A. ;
— il y a d’autre part quantité d’enseignants qui se mobilisent au niveau national en signant individuellement les pétitions appelant à une autre réforme et à la suspension d’application ou à l’abrogation de celle-ci ;
— d’autre part encore, nombre d’enseignants sont dans la rue lorsqu’il y a une manifestation : parfois à Lille, parfois dans la ville où ils habitent.
La mobilisation contre la loi doit exister sur le plan local, bien sûr, mais elle a pris ces derniers temps, et c’est fort heureux, une dimension nationale, avec rassemblement des enseignants de différentes universités.
29 novembre 2007
Motion votée le 27/11/07 par l’ag des personnels de l’ufr lettres modernes
Compte tenu de l’oppposition d’une partie significative de la communauté universitaire à la loi "L.R.U.", l’Assemblée générale des personnels de l’UFR Lettres modernes de l’Université Charles de Gaulle -Lille 3 demande au gouvernement de suspendre immédiatement le calendrier d’application de la loi, et notamment celui de l’élection des nouveaux conseils dans les universités. Elle demande également que s’ouvre une vaste concertation avec l’ensemble de la communauté universitaire.
28 novembre 2007
Appel des enseignants de Lille1
Une réforme de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche est nécessaire,
mais ce n’est pas la loi Pécresse (LRU)
Dans la présentation dominante qui est faite des opposants à la loi LRU, la caricature confine au mensonge. Ainsi, dans le mouvement étudiant contre cette loi, il y aurait d'un côté le gouvernement et la CPU (Conférence des Présidents d'Université), gens raisonnables qui représenteraient la communauté universitaire, fervents défenseurs de « la » réforme, et de l'autre des étudiants minoritaires, mal informés, irresponsables et éventuellement violents, tenants du statu quo.
Nous, chercheurs, enseignants-chercheurs, enseignants, ingénieurs, et personnel administratif et technique (BIATOSS) de la Région Nord-Pas-de-Calais, estimons que cette présentation est fallacieuse, et a servi de prétexte à des recours à la force que nous condamnons.
De nombreuses voix d'enseignants-chercheurs éminents et de nombreux conseils d’université (33/85) se sont élevés contre la loi LRU, dans un discours bien différent de celui de la CPU.
Il est trompeur
Ø de ne présenter qu’une seule voie de réforme possible du système d’enseignement et de recherche, alors que les Ėtats Généraux de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur (EGRES) de 2004 avaient débouché sur «un ensemble de propositions de réforme que les scientifiques espèrent voir pris en compte dès que possible». Les organisations syndicales sont également porteuses, depuis bien longtemps, de projets que cette loi et les gouvernements successifs s’obstinent à ignorer.
Ø d'annoncer qu'un milliard d'euros est mis dans cette réforme, ce qui est absolument faux.
Aucune des dispositions de la loi LRU, votée à la sauvette en août 2007 après un simulacre de concertation, ne répond aux véritables problèmes de l’enseignement supérieur et de la recherche.
Ėtudiants, enseignants-chercheurs, enseignants, chercheurs et l'ensemble des personnels travaillant dans l'enseignement supérieur et la recherche, nous avons tous intérêt au meilleur fonctionnement possible du service public d'enseignement supérieur et de recherche.
Nous invitons tous les chercheurs, enseignants-chercheurs, enseignants, ingénieurs, et personnel administratif et technique (BIATOSS) travaillant dans l’enseignement supérieur et la recherche du Nord-Pas-de-Calais à venir débattre des propositions ci-dessous et à les enrichir. Nous avons le devoir de faire entendre une autre voix au gouvernement et de montrer aux étudiants que leurs inquiétudes sont aussi les nôtres.
ASSEMBLÉE GÉNÉRALE des PERSONNELS
DE LA RĖGION NORD-PAS-de-CALAIS
Mercredi 28 novembre de 12h à 14h
Amphi Gosselet batiment SN1 à Lille1,
Cité Scientifique
NOS PROPOSITIONS
Les signataires de cet appel veulent de véritables réformes et demandent :
Ø Une véritable autonomie scientifique et pédagogique des acteurs de la recherche et de l’enseignement par rapport au politique, qui leur est niée. L’autonomie ne peut se résumer à accorder un pouvoir excessif aux présidents d'université, notamment dans les processus de recrutement de personnel. Rappelons que l'évaluation et le recrutement par des pairs compétents sont la norme internationale, et permettent d'éviter l'arbitraire et le clientélisme. Cette loi ne renforce pas non plus les modalités du fonctionnement démocratique des établissements d’enseignement supérieur. Bien au contraire, elle contribue à le détruire.
Ø L'octroi aux universités d'un financement public par étudiant équivalent à celui des classes préparatoires, des BTS et des grandes écoles. Cet investissement est la condition d’un enseignement supérieur de haut niveau, permettant de redonner aux universités la place qu'elles doivent occuper, et est nécessaire pour renouer avec l'ambition de démocratisation scolaire.
Ø Une répartition complètement modifiée des affectations de moyens prévues dans le budget 2008 pour l'enseignement supérieur et la recherche. Il faut diminuer les crédits affectés à l'ANR et au Crédit Impôt Recherche et augmenter ceux versés aux laboratoires par le biais des établissements (universités et organismes de recherche). Ils en ont cruellement besoin.
Ø Un engagement financier important de l'État pour les universités et les organismes de recherche – au lieu du désengagement en cours –, condition indispensable pour que le financement privé ne conduise pas à un contrôle, même partiel, des activités d'enseignement supérieur et de recherche.
Ø Un plan pluriannuel de création d'emplois afin de diminuer le service d’enseignement et renforcer l'encadrement pédagogique, notamment en premier cycle. Un tel plan est indispensable pour
Ø laisser la possibilité aux enseignants-chercheurs d'accomplir leur mission de recherche dans des conditions correctes
Ø interrompre la précarisation toujours croissante des personnels travaillant dans ces services publics (chercheurs, enseignants-chercheurs, enseignants, ingénieurs, techniciens, et personnels administratifs) et rendre leurs métiers attractifs.
Ø La reconnaissance du doctorat dans les conventions collectives et la fonction publique, et l’instauration d’un statut d’emploi pour les doctorants.
Ø Un renforcement du partenariat entre universités et organismes de recherche, clé de voûte du système national de recherche, alors que celui-ci se délite. L'affaiblissement du CNRS, conduisant à son démantèlement programmé, doit notamment être immédiatement arrêté.
Ø L’ouverture d’une vaste concertation sur les formations supérieures pour un cadrage national des diplômes, alors que cette loi accentue la régionalisation des formations, tout en organisant une concurrence locale entre les filières, professionnelles par exemple, et une concurrence nationale entre les universités. Et cela sans définitions ni objectifs préalables pour le « catalogue des missions » de l’Université de l’article 1.
Signataires : Sauvons La Recherche (SLR), SnesUp-FSU, SNCS-FSU, SNASUB-FSU, CGT-SUP-USTL, Sud Recherche EPST, SGEN, SNPTES-UNSA et non syndiqués
Comment avoir la population avec nous?
Je me répète, mais il me semble urgent de faire en sorte que la population se rende compte que les étudiants sont majoritairement contre cette loi et que c’est pour ça qu’ils bloquent !!! Il faut diffuser massivement cette information, et pas seulement sur indymedia ==> Voix du Nord, France 3
Ne nous privons pas nous-mêmes des moyens de faire entendre la légitimité de ce combat !!!
+ 75 % des étudiants de Lille 3 contre la LRU!
Je suggère que des étudiants mandatés par l’AG interviennent calmement auprès de la présidence pour réclamer l’affichage sur le portail des résultats de la consultation des étudiants concernant la lRU.
Les arguments :
- cette consultation a rassemblé plus de 3000 étudiants.
- les étudiants qui ont voté et qui n’ont pas assisté au dépouillement ont le droit de connaître ces résultats!
- la communauté universitaire dans son ensemble a le droit de connaître les résultats de consultations qui se tiennent en son sein.
Faites-le rapidement, c’est ESSENTIEL!
Je crois vraiment, avec ce qui s'est passé ces derniers jours, que tout se joue en ce moment, et je crois que ce genre d'informations peut vraiment peser dans la balance!!!
Posté par Carmen
Manifestation du jeudi 29 au ministère
Etudiants, lycéens Lillois !
Jeudi 29 novembre, nous irons au Ministère,
à Paris, pour exiger l’abrogation de la LRU
Lundi 26 novembre, l’Assemblée générale de Lille2 a décidé de monter sur Paris jeudi 29 novembre, pour aller au Ministère, chez Pécresse, avec les étudiants et les lycéens de la région parisienne pour exiger l’ABROGATION de la LRU.
Voilà deux mois que les étudiants (rejoints aujourd’hui par les lycéens) de toute la France
Parce que nous voulons des diplômes nationaux !
Parce que nous voulons l’abrogation de la loi LRU !
Nous refusons la loi LRU, dite « d’autonomie des universités », votée en plein mois d’août, qui privatise nos facs, permettrait aux universités de vendre leurs locaux, permettrait de supprimer des filières entières « non rentables », permettrait de nous envoyer en stages gratuits en entreprise !
Depuis deux mois, nous avons tout essayé : « blocages », manifestations « décentralisées » : mais Pécresse refuse de reculer.
Alors il ne reste plus qu’un seul moyen : manifester au Ministère !
Nous nous sommes constitués en Comité d’organisation de la manifestation chez Pécresse.
Nous avons décidé de louer un car, pour que 50 étudiants Lillois se joignent, comme l’AG de Lille-II l’a décidée ce lundi 26 novembre, aux milliers d’étudiants et de lycéens de la région parisienne qui s’apprêtent à manifester au ministère jeudi 29 novembre, à Paris.
Depuis, nous avons appris que
L’AG de Lyon-II (2.000 étudiants) a voté lundi 26 novembre la montée à Paris au Ministère le jeudi 29 novembre,
A Amiens, lundi 26, 800 étudiants en Assemblée générale ont voté pour la montée nationale au ministère le 29 novembre.
A la Sorbonne la Sorbonne la Place la Sorbonne
Inscrivez-vous dans le car (5 euros) !
Aidez-nous à collecter les 1000 euros
que coûtera la location du car !
Départ du car : jeudi 29 novembre, 10h métro Pont de bois
Retour prévu sur Lille vers 21h.
Comité d’organisation de la montée sur Paris
comitepourlunite@yahoo.fr 06 78 99 73 41
27 novembre 2007
Démenti sur le départ de l'UNEF-majo de la coordination nationale
Nous tenons à démentir le communiqué de presse du Bureau National de l’UNEF traitant de cette coordination :
* Ce ne sont pas 50 mandatés sur 150 qui ont quitté la salle mais 20 sur 200 ! Ces personnes ont trahi les mandats que leur avaient confié leurs AGs. Ils ont fait prévaloir la position de leur syndicat sur celle des gens qui les avaient nommés.
* Les délégations exclues étaient fausses ou litigieuses, faits confirmés par les Assemblées Générales, les organisations politiques et les organisations syndicales présentes sur ces lieux.
* Le départ des membres de l’UNEF majoritaire était prémédité. Leur communiqué de presse est paru seulement 5 minutes après les faits. Leurs leaders recevaient en permanence des directives du Bureau National par SMS. Un intervenant au courant de leurs intentions en a informé la coordination avant leur départ.
Communiqué rédigé par les mandatés de Lille 1 au cours de la coordination nationale de ce week end.
Le modérateur du blog se permet de rajouter que les membres de l'UNEF-majo dûment mandatés par les assemblées générales ont bien évidemment poursuivi les débats au sein de la coordination nationale tout à fait normalement. Ainsi, contrairement à ce que voudrait faire croire Bruno Julliard en tête, relayé par la plupart des articles de presse depuis ce week end, l'UNEF n'est pas victime d'une attaque gratuite bête et méchante, mais la coordination nationale demande simplement des comptes sur ses agissements au sein du mouvement et sa stratégie d'entrisme au sein de la coord, tout comme sa position plus qu'ambigue de négociateur illégitime et auto-désigné avec le ministère.
Appel à une assemblée générale du mouvement
Proposition faite à la coordination nationale étudiante de Lille. La majorité n'a pas pris part au vote, cette question est donc à faire redescendre et rediscuter dans chaque AG
Depuis bientôt cinq semaines, partout en France, des grévistes s’organisent. Ils s’organisent sur les piquets, dans les occupations, dans les comités de grève, dans les AG, dans la rue. Ils s’organisent dans ou en dehors des organisations existantes. Ils s’organisent pour une chose : faire vivre le mouvement. Ces grévistes ont commencé à se rencontrer. Ils se rencontrent pour mettre en commun leurs histoires, leurs pratiques, leurs idées, leurs sensations. Ils se sont par exemple rencontrés aux coordinations nationales, dedans quand ils étaient mandatés, dehors quand ils ne l’étaient pas.
Qu’est-ce qu’une coordination nationale ? Il s’agit, pour chaque assemblée générale locale, de mandater des gens pour porter sa voix. La coordination entend ainsi assurer la représentation du mouvement. Beaucoup de gens ne peuvent pas y participer, les observateurs qui sont restés dehors à Tours et à Lille ; et beaucoup de choses ne peuvent s’y dire tellement il y a déjà à faire en deux jours.
Pourtant, ça bouillonne autours de l’amphi de la coordination : des gens se rencontrent, des expériences se partagent, au delà de la division entre mandatés et observateurs. Nous, mandatés et observateurs de différentes villes, proposons, qu’en même temps que chaque coordination nationale, se tienne une Assemblée du mouvement, non décisionnelle, un rendez-vous ouvert à tout ceux qui luttent, où des gens désireux de rencontrer les grévistes d’autres villes puissent le faire pour réfléchir ensemble et faire passer à la coordination – si elle le souhaite – des propositions.
Cette Assemblée du mouvement n’a de sens que si elle est ouverte, que si elle n’entend pas représenter quoi que ce soit, que si elle est pensée en lien avec la coordination et non pas à côté d’elle. C’est-à-dire si des idées, des propositions, et des personnes, circulent effectivement entre l’Assemblée du mouvement et la coordination.
À toutes les personnes souhaitant donner corps à cette, nous les invitons à se joindre à un nous grandissant lors des prochaines coordinations nationales.